Abécédaire
| Abstract Hip hop | |
| Hip hop instrumental, basé sur des beats lents et des harmonies sobres et dépouillées. Références : Dj Krush, les labels Shi ra nui ou Mo'Wax. | |
| Pressage test d'un morceau, non pas sur vinyl mais sur acétate, ce qui lui donne une durée de vie plus courte que les Dubplates et le rend donc encore plus culte. | |
| Style de House et Techno inventé par DJ Pierre à la fin des années 80. Les sons Acid jouent sur les aigus et les basses fréquences, ils sont en général issus de la TB 303. Références : tout DJ Pierre pour la House, Phuture et Hardfloor pour la Techno. | |
| Musique popularisée par Brian Eno dans les années 70 et plus tard par des groupes comme The Orb. Basé non pas sur la rythmique mais sur les sons en eux-mêmes, l'Ambient vise à créer un paysage musical qui englobe l'auditeur en faisant appel à son cerveau plus qu'à ses jambes. Références : les labels T:me er Rising High, le producteur et DJ Mixmaster Morris. | |
| Le morceau culte qui déchaîne le public dès les premières notes. Un classique qui met le feu quand il est lâché au bon moment. Références : Born Slippy d'Underworld Stardust ou Van Helden cet été à Palavas-les-flots. | |
| Après la Rave, entre midi et la fin daprès midi. Les ravers récupèrent après 12h de danse en écoutant de lAmbient ou des musiques plus énergiques suivant leur résistance. Références : le Café del mar à Ibiza, le Kit Kat il y a quelques années à Paris. | |
| Rythme. Toutes les musiques qui nous intéressent ici sont essentiellement basées sur la rythmique. | |
| Avant la soirée, entre 20h et 24h. Les ravers se réunissent, boivent quelques coups, échangent les plans pour la soirée en écoutant de la musique soft (House ...) jouée en général par des DJ's qui font leurs premières armes dans les bars. | |
| Egalement connu sous l'appellation Brit hop. Mélange de beats hip hop, de sons Techno et d'attitude Punk. On attribue la recette à Fatboy Slim notamment. Références : les labels Skint et Wall of Sound, les soirées Big beat boutique à Brighton. | |
| Loop en anglais - mise en boucle d'une séquence sonore, le plus souvent samplée. La boucle permet l'absence de musiciens : c'est l'une des bases du Hip hop et de la musique électronique en général. Référence : Circulus bells de Robert Armani. | |
| Battements par minute. Unité permettant de mesurer la rapidité du rythme d'un disque, ce qui donne parfois des indications sur son style. | |
| Style musical apparu en Angleterre à la fin des années 80. Le breakbeat est un beat Hip Hop accéléré qui, par extension, donnera l'électro ou encore la Jungle. On assiste depuis quelques mois à un retour du breakbeat qui va de paire avec celui de l'électro. Référence : le Funky drummer de James Brown, le breakbeat originel. | |
| Dans une rave, partie réservée à la relaxation musicale et cérébrale. On y joue le plus souvent de l'Ambient. Références : Radio mentale, Mixmaster Morris, Higlight tribe. | |
| Anciennement appelés discothèque, les clubs sont basiquement des endroits où l'on peut se retrouver pour boire, danser, draguer, écouter de la musique, entre autres. Au mieux un club peut être un vecteur formidable de l'agitation culturelle d'un groupe de gens, d'une ville ou d'un pays. Au pire, le club est un endroit froid et superficiel où l'on ne communique pas. Références : le mythique Studio 54, le Twilo à New York, le Ministry of Sound à Londres. | |
| Loi anglaise visant à interdire les raves à la fin des années 80. Tout rassemblement de plus de trois personnes écoutant de la musique répétitive devient dès lors répréhensible. | |
| Version commerciale de la House et de la Techno. Très à la mode dans les campings l'été. | |
| Apparition de nouvelles drogues sous forme de pilules, avec l'explosion des raves en 86. On parle ici d'ecstasy bien sûr. Nouvelle culture = nouvelles drogues. | |
| En français, profond voire mélancolique. Adjectif qui définit bien l'abstraction musicale que peut générer un morceau. On emploie Deep par opposition à Hardcore. Références : Ron Trent ou Larry Heard pour la House et la scène de Detroit pour la Techno. | |
| L'une des villes où est née la Techno. Patrie de la Soul music électronique, on y produit l'une des musiques les plus technologiques et mélancoliques du siècle. Références : Underground Resistance, Derrick May, Carl Craig et Kenny Larkin. | |
| Disc Jockey. Personne qui passe des disques. Dans le meilleur des cas le DJ est un musicien qui crée un morceau original à partir de 2 disques qu'il joue. Au pire c'est un collectionneur de disques qui se fait plaisir. Références : Jeff Mills pour la Techno, Fabio pour la Jungle et Funkmaster Flex pour le Hip hop. | |
| Littéralement basse et batterie. La frange dure de la Jungle, débarrassée de ses vocaux Ragga. Goldie et son label Metalheadz en sont les fers de lance. Références : Les labels Prototype, Full cycle ou Ram recordings. | |
| Pressage test d'un morceau sur support vinyle. Pratique issue de Jamaïque et du Reggae et massivement recyclée par les mouvements House et Jungle. La Dubplate possède une durée de vie réduite d'approximativement 100 écoutes. | |
| Se dit aussi : Lounge music, Exotica, Cocktail music ou musique d'ascenseur. Mode apparue à la fin des années 80, portant sur une vague idée du kitsch musical. Références : Michel Legrand, Grand Popo football club, Sushi 3003. | |
| Se dit aussi E ou X. Drogue culte - et dangereuse - des adeptes de la House. Se présente sous la forme de cachet et produit les effets suivants : suées, énergie débordante, communication facilitée et désinhibition. On ne mesure pas encore les ravages à long terme de cette drogue. Référence : Ebeeneezeer good, lhymne pro X des Shamen. | |
| Genre né de l'apparition des synthétiseurs à la fin des années 70. La vague électro a contaminé le Funk - Georges Clinton - le Hip hop - Mantronix - et LaTechno - Underground Resistance, Dopplereffekt. Références : Rock it de Herbie Hancock, Space invader are smoking grass de IF ou les deux mixes Electro boogie de Dave Clarke. | |
| Version européenne et commerciale de la Dance américaine. | |
| Le coté pointu de chaque courant musical. La musique expérimentale préfère généralement l'exploration sonore au confort d'écoute. Références : les labels Mille plateaux et Mego, les disques de Fünkstorung, Merzbow ou Pan sonic, les soirées Burö en France. | |
| Bout de feutrine de la taille d'un vinyle qui, posé sur la platine, permet une plus grande mobilité du disque sur le plateau. La feutrine facilite donc le calage des disques ainsi que le scratch. | |
| La marque de fabrique, quasi caricaturale, de la French touch depuis quelques années maintenant. Les filtres permettent de tordre les sonorités du morceau dans tous les sens, provoquant ainsi une mini hallucination auditive désormais très prévisible. Références : Disco cubizm d'I cube et Alan Braxe. | |
| Papier renseignant le raver sur la date de la soirée, les DJ's, les attractions. Le flyer indique rarement le lieu, police oblige. Avec la Techno, le flyer devient une véritable oeuvre d'art et se collectionne. Références : les flyers des Designers Republic. | |
| Fête gratuite, le plus souvent Techno où l'on entend de la musique extrême. C'est généralement le point de ralliement de la frange dure, militante et revendicative du mouvement Techno. Référence : les Spiral Tribe dans le Sud de la France il y a quatre ans. Pour les freeteufers internautes, le site de Freetekno est incontournable. | |
| Depuis quelques années les House et la techno ont remis la France sur la carte musicale mondiale. La musique française désormais décomplexée est synonyme d'originalité et d'efficacité de par le monde. Références : Air, Daft punk, les labels Solid et Versatile. | |
| Techno hollandaise qui flirte avec les 200 bpm et les mélodies faciles. C'est le pendant commercial de la Techno hardcore. | |
| La House dans sa forme la plus Soul, où la part belle est faite aux voix et au feeling. Le Garage peut être beau et aérien comme il peut devenir horriblement vulgaire en tombant dans la facilité. Références : Kerry Chandler, Blaze, Matteos & Mattos, Basement boys, Masters at work. | |
| Style de Techno associant le genre Trance aux sons psychédéliques que l'on peut entendre de ce côté de lInde. Très populaire en Angleterre, ce style de Techno souffre d'une relative désaffection dans nos contrées. Références : Tsuyoshi Suzuki, Flying Rhino, Total eclipse. | |
| Variation anglaise du Hardcore, plus mélodique et débarrassée de son côté dark. Peut sérieusement tendre vers une musique facile voire commerciale. Références : DJ Slipmatt, Dougal. | |
| L'aspect jusquau-boutiste de chaque style musical. Qu'on aime ou pas, tout mouvement a besoin de ses extrêmes pour définir ses limites. Références : Lenny Dee pour la Techno, Ed Rush pour la Jungle. | |
| Née aux USA au début des années 80, la House emprunte la Soul et le Funk aux Blacks et la technologie électronique aux Blancs. Le feeling est donc le même depuis le blues, c'est le moyen de l'exprimer qui diffère. On attribue la naissance de la House entre autres à Farley Jack Master Funk ou Larry Levan. Quelques labels de référence : Strictly Rythm, Trax, Guidance, Glasgow underground. | |
| Terme inventé au milieu des années 80 par une poignée d'Anglais sous ecstasy. La House Nation serait donc une unification de tous les peuples, sexes, races, musique autour d'une seule et même fraternité utopique : la House Music ... | |
| Ile des Baléares réputée pour ses fêtes estivales, ses hooligans extasiés et toute l'industrie qui en dépend. La logique d'entreprise appliquée à la fête. Références : Le Space, Es paradis, le Ku, lAmnesia. | |
| Numéro de téléphone inscrit sur le flyer qui permet d'avoir le plan daccès ou le point de rendez-vous de la rave. Les Infoline sont généralement des répondeurs. Référence : Rendez-vous porte de Montreuil. | |
| Le côté abstrait et intellectuel de la musique électronique. Tous les styles ont leur coté "intelligent" : le Hip hop avec DJ Shadow, la Techno avec Carl Craig ou la Jungle avec LTJ Bukem. Attention, l'abus d''intelligent' peut nuire à l'efficacité. Références : les compilations Freezone, les labels Good Looking et Transmat. | |
| Appelée également Drum n bass. Genre musical anglais apparu au début des années 90. Basée sur les breakbeats et issue du Reggae, la Jungle s'impose comme la réappropriation de la dance music blanche par les Blacks. Figures de proue du mouvement : 4 Hero, Photek, Grooverider, Roni Size, Fabio et plus récemment Ed Rush et Optical, Ram Trilogy et Bad Company. | |
| Maison de disque indépendante. L'émergence des musiques électroniques a développé l'essor de labels indépendants et de leur marché principal : le vinyle. En ce début de siècle, rares sont les labels qui n'ont pas de licence chez une grosse maison de disque. Quelques labels de référence en France : Solid, Roulé, Versatile, F Com. | |
| Influence de la communauté Latino new-yorkaise sur le Hip Hop ou la House. La musique latine insuffle à la House sa chaleur et ses rythmiques imparables. On retrouve également des influences latino chez certains labels allemands et autrichiens comme Compost ou G Stone. Références : India, Nu yorican soul, Jazzanova, Kruder & Dorfmeister. | |
| Ordre d'apparition des DJ's dans une soirée. On fait généralement jouer les moins expérimentés au début, pour ensuite laisser la place aux têtes d'affiche. | |
| Drogue hallucinogène popularisée par les hippies, et qui continue d'avoir un certain succès auprès des ravers. Le LSD est intéressant sur le plan sociologique, moins sur le plan médical. | |
| Activité qui consiste à enchaîner deux disques l'un avec l'autre, le but étant qu'il n'y ait pas de blanc entre les deux et que la liaison soit la plus harmonieuse possible. Le bon DJ cale sur le tempo alors que le mauvais se contente d'enchaîner les disques les uns après les autres sans créativité. Outre l'aspect technique, c'est le choix de la sélection qui compte : le bon DJ peut faire danser les gens sur ce qu'il veut, seul le feeling compte. Références : Jeff Mills, Fabio, Gilles Peterson. | |
| Plage de synthétiseur dénuée de rythmique. Pratique pour les jeunes DJ's qui n'ont pas besoin de caler de rythmes. Références : Sven Väth, Robert Miles. | |
| Ville majeure en matière de Hip Hop bien sûr, mais aussi en matière de House et de Garage. La fine fleur de la production du style vient de la grosse pomme. Références : Todd Terry, Masters at work, Kerry Chandler. | |
| Rencontre improbable entre les influences Dub et Techno en Angleterre, grâce à Adrian Sherwood et son sound system On U sound. Basses Dub et Rythmiques Techno. Référence : Push Push des Original Rockers. | |
| Courant musical anglais qui explore la voie d'une House Deep fortement influencée par le Jazz funk et linstrumentation. Références : les labels Nuphonicet Disorient, les Ballistic brothers et le bien aimé Ashley Beedle. | |
| Chart personnel du DJ concernant les morceaux qu'il apprécie ou qu'il joue avec plaisir. | |
| Ou comment la musique électronique et le Krautock (le Rock à l'allemande, Can, Neu entre autres) ont influencé tout une génération de musiciens issus du Rock et de la Pop. Références : Tortoise, Gastr del sol, Salaryman, To Rococo rot, les labels Kranky et City slang. | |
| Sortie confidentielle d'un morceau destinée aux DJ's et à la presse. Les promo copy sont assez rares de par leur caractère confidentiel et par leur date de sortie précédant celle de la sortie officielle du maxi. | |
| En Anglais : délirer. Les Raves sont apparues au milieu des années 80 en même tant que la House et l'ecstasy. Les clubs fermant relativement tôt en Angleterre, les Raves sont donc apparues pour pallier ce manque d'endroits pour faire la fête. L'esprit sauvage et incontrôlable de la Rave n'a pas manqué d'effrayer les autorités de l'époque qui se sont employées à anéantir le mouvement. Si l'époque des raves est quelque peu révolue, celle-ci cristallisa néanmoins l'énergie et de la créativité dalors. Références : les premières raves parisiennes à Champigny ou Mozinor ... | |
| Relecture d'un morceau par un autre artiste. Le remix vit ses heures de noblesses depuis lavènement de la House et de la Techno. Quelques artistes ont fait de cette pratique un art. Références : ils sont réputés pour leurs remixes : Aphex Twin, Roni Size ou dans un genre plus prévisible, Armand van Helden. | |
| Pratique consistant à emprunter quelques mesures d'un disque déjà existant et les intégrer dans sa propre composition. Cette pratique a sans doute bouleversé la création musicale du XX eme siècle. Références : guitares Hard rock pour les Beastie Boys, des paquets de chips pour Matthew Herbert et James Brown pour tout le monde. | |
| Figure technique du DJ qui stoppe la course du diamant sur le vinyle, provoquant un son caractéristique garce à de subtils mouvements de va et vient. Le bon scratcheur sait aussi être discret. Références : Grand wizard Theodore, Invibl Skratch piklz, Beat Junkies, Kid Koala. | |
| Outil qui permet de découper une partie d'un morceau et d'en isoler les différentes parties - basses, charley ... - Tout comme le sampleur, le séquenceur a influencé la création musicale de cette fin de siècle. | |
| Le set est au DJ ce que le concert est au groupe : l'occasion de s'exprimer devant un public. | |
| Boisson énergétique qui maintient le raver dans une forme qui lui permettra de danser jusqu'à la fin de la matinée. | |
| Egalement appelée gangsta ou UK garage - une des tendances marquantes de lannée 97. Le Speed garage mélange les structures rythmiques de la Garage légèrement accélérées avec les effets - sub bass, delays, echos - de la Jungle. Références : le label Tuff Jam, le club londonnien Twice as nice, Ibiza 97. | |
| Machine permettant entre autres de créer des lignes de basse. La TB 303 nous a donné l'Acid House notamment. Référence : Phuture, Higher state of consciousness de Josh Wink. | |
| Genre musical basé sur l'utilisation du synthétiseur et du sample. La Techno semble être apparue au même moment à divers endroits : Detroit, Londres, New York. C'est peut être le courant musical le plus important de notre siècle avec le Rock et le Hip Hop. Ils en sont les pères : Kraftwerk, Brian Eno, Klaus Schulze. Références : les labels Metroplex, Tresor, Basic Channel, Axis ou Plus 8. | |
| Rassemblement de différentes tribus Techno qui viennent en général avec leurs sound systems, leurs DJ's, leurs chiens et leurs drogues. C'est le courant extremiste et contestataire de le musique électronique. Références : les sound systems UFO, Mas I mas, Heretiks et leurs pères spirituels, les Spiral Tribe. | |
| Le track est à la Techno ce que le morceau est au Rock. | |
| Habitude qu'ont certains Anglais de se poster dans des gares pour regarder les trains passer. Avec l'arrivée de l'ecstasy, les anglais qui vont en club bloquent devant les DJs en train de mixer. On emploie également le terme pour qualifier les apprentis DJ's qui se retiennent de noter le nom des disques que leur DJ favori joue. | |
| Style de House qui joue sur le côté festif des percussions, latines ou pas. Très en vogue à New York. Références : les DJs Danny Taneglia et Lord G. | |
| Etiquette visant à mettre dans un même panier tous les styles qui ne rentrent pas dans des classifications strictes. Références : les producteurs Massive Attack et Howie B, les labels Mo'Wax, Ninja Tune et Pussyfoot. | |
| Video Jockey. Il est à l'image ce que le disc jockey est au son, il mixe différentes sources ensemble de façon à créer une hallucination visuelle. Références : V Form, Mental TV, Sterbool galak ou Eikon en Angleterre. | |
| Hangar sauvage ou à l'abandon qui sert de lieu pour une fête ou une Rave. Lieu de création éphémère par excellence. Référence : Ivry en 92. | |
| Disque anonyme, sans information sur son compositeur, son fabricant ou son label : le cauchemar de la Sacem. Référence : Cultissime. | |
| Cyber-hippy : la mentalité Zen-écologiste à la sauce Rave / Internet. Références : le magazine américain Wired, le site web Nirvanet. | |
| Le terme "Turntablism" a été inventé la première fois en 1995 par DJ Babu. C'est l'art de manipuler des platines pour manoeuvrer le bruit et créer de la musique. | |
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